9 février 2010

Maison de Santé -un exemple


LEMBEYE. La Communauté de communes de Lembeye ouvre une Maison de la santé qui accueille 13 professionnels, dont quatre médecins

Le désert médical recule

La collectivité du Vic Bilh a anticipé le départ des médecins qui prennent de l'âge. Résultat, plusieurs jeunes professionnels de la santé s'installent à Lembeye. (photo guillaume bonnaud)
La collectivité du Vic Bilh a anticipé le départ des médecins qui prennent de l'âge. Résultat, plusieurs jeunes professionnels de la santé s'installent à Lembeye. (photo guillaume bonnaud)

Jeudi dernier, les élus du canton de Lembeye, les techniciens et les socioprofessionnels ont pu visiter la toute nouvelle Maison de la santé de Lembeye, un outil de lutte contre la désertification médicale, salué par Alain Rousset, président (PS) de la Région Aquitaine de passage dans le Vic Bilh.

Treize professionnels de la santé prennent petit à petit leur quartier dans ces bâtiments neufs, dessinés par l'architecte Arnaud Bidegain, qui disposent d'un secrétariat commun, de deux salles d'attente, d'une salle de réunion.

Le patient trouvera un service de soins à domicile, deux cabinets d'infirmières, un audioprothésiste, un orthophoniste, deux psychologues, une diététicienne, une podologue pédicure, des kinésithérapeutes et quatre médecins.

Population vieillissante

« L'idée est venue d'un constat : la population du canton vieillissait. Le même diagnostic a été fait pour la population des médecins généralistes. Nous avons donc réfléchi pour savoir comment anticiper leur disparition » explique Michel Chantre, président de la Communauté de communes du canton de Lembeye.

Le docteur Etchebest, se souvient avoir tiré la sonnette d'alarme dès 1995. « Lembeye était une zone fragile, à cause de la moyenne d'âge des médecins. Le seul moyen pour attirer des nouveaux collègues était de construire une Maison de la santé » confie celui qui va déménager son vieux cabinet pour s'installer dans le nouveau bâtiment.

Rester attractifs

L'objectif était d'attirer des docteurs mais aussi des professions paramédicales comme les orthophonistes, les psychologues, les infirmiers.

Petit à petit, le projet de Maison de la santé a mûri. Les élus ont visité un établissement de ce type à Salles-Curan, en Aveyron - « une visite très instructive » selon Michel Chantre - mais aussi en Charente-Maritime. Quatre ans ont été nécessaires pour trouver les financements (1) et construire le bâtiment. « Nous avons comme ambition d'assurer un service de proximité. Nous avons bénéficié d'un financement européen car la Région a reconnu que le projet était innovant. Nous avons également reçu le soutien du Pays du val d'Adour » assure Robert Gaye, vice-président de la Communauté de communes.

Aujourd'hui, les professionnels sont ravis à l'image de Cédric Biescas, audioprothésiste qui ouvre une nouvelle antenne d'Audition santé. « C'est la première fois que je m'installe dans une maison de la santé, c'est une bonne opportunité car j'avais besoin de me rapprocher de ma clientèle assez âgée. Les clients n'auront plus besoin d'aller à Morlaàs. »

Même sentiment chez Marine Laborde, 23 ans, qui crée son cabinet de podologue pédicure. « J'ai entendu parler du projet ; j'ai fait une étude de marché et j'ai opté pour la Maison de la santé. Cela me plaît de travailler avec d'autres collègues. »

Leur aîné, le docteur Etchebest, 68 ans, toujours en activité, est lui aussi content de ne plus travailler seul et n'a plus du tout envie de s'arrêter de travailler. « La retraite ? On verra. »

(1) La Maison de la santé a coûté 1,320 million ? (HT). L'Europe a participé à hauteur de 200 000 ?, l'État, 230 400, la Région 200 000 ? et la Communauté de communes 80 000



www.sudouest.com

Ci-dessus, l'article nous donne un exemple de ce qui pourrait être notre futur exercice professionnel.
Qu'en pensez-vous?



C'est aussi un sujet présenté au congrès fédéral de juin
- Pour en savoir plus, cliquez sur le tag "congrès"
merci

6 commentaires: