20 avril 2011

Les orthophonistes sont-elles nulles ? La suite… de clic en clic, discussion avec Laurent , rédacteur de l’excellent blog « goodbye bégaiement »





1 – Laurent, tu es le rédacteur du blog « goodbye bégaiement », peux tu nous raconter pourquoi tu as eu envie de créer ce blog ?

Je bégaie depuis l’âge de 6 ans et le bégaiement a toujours été au centre de ma vie. Ma mère s’est démenée pour trouver des solutions et j’ai expérimenté beaucoup de choses : l’orthophonie, les traitements médicamenteux, la méthode Tomatis, l’acupuncture, l’homéopathie… Elle m’a même emmené en désespoir de cause voir un magnétiseur ! Je me rappelle d’un petit bonhomme bedonnant en costume 3 pièces qui balançait son pendule devant mon ventre et posait sa main sur ma gorge pour me transmettre ses bonnes ondes… Ca me fait sourire maintenant mais cela montre bien l’impuissance et le désarroi vécus par les parents. Jeune adulte, j’ai poursuivi cette recherche désespérée en allant suivre le stage d’un ancien bègue, en essayant la sophrologie ou l’ostéopathie. A l’époque, on se débrouillait comme on pouvait : l’information sur le bégaiement était difficile à trouver, pas toujours accessible et souvent réservée aux professionnels. Et puis la révolution Internet est arrivée et j’ai découvert des sites canadiens et américains qui diffusaient des textes intéressants et grand public sur le sujet et surtout publiaient les témoignages de personnes qui s’en étaient sorties. J’ai appris plein de choses et j’ai fait mon propre cheminement. Tout cela m’a permis de surmonter en grande partie le bégaiement et surtout de ne plus le laisser diriger ma vie. Alors, j’ai voulu partager tout cela. En gros l’idée du blog était la suivante : je vais partager mon expérience, rassembler l’information utile et vous faire gagner du temps !
En tant que professionnelle, j’avoue, j’ai trouvé des liens et des témoignages très intéressants

2 – Quelle est la différence entre ton blog et d'autres sur le bégaiement ?

Il y a très peu de blogs actifs sur le bégaiement : celui d’Alexandre (« Parole de bègue »), d’Olivier (« Un Olivier sur un iceberg » et celui de Jérôme (« Au royaume des muets »).
Chacun a son angle d’approche, ses sujets de prédilection et son style, et je crois que nous sommes complémentaires. Je profite d’ailleurs de l’article pour faire un clin d’œil particulier à Olivier qui fait un boulot pas toujours facile d’information et de vulgarisation des dernières découvertes scientifiques sur le bégaiement.
  Çà pique ma curiosité, on va l’inviter lui aussi !!

Ma spécificité se situe peut-être dans ma volonté d’adopter un ton résolument optimiste et parfois humoristique.pas seulement parfois, moi je me marre très souvent, j’avoue !!
 Van Riper disait que le bégaiement et les pensées négatives ne peuvent pas dormir dans le même lit.
Qui est Van Riper, éclaires- nous = > Charles Van Riper (1905 – 1994), auteur, chercheur, praticien qui a révolutionné au XXe siècle l’approche thérapeutique du bégaiement. Il présentait la particularité d’être lui-même une personne qui bégaie.
Je trouve cela très juste et j’essaie de suivre ce conseil. Il y a énormément de culpabilité, de honte et de frustration chez les personnes qui bégaient (et leurs parents) et il me paraît important d’alléger le climat, de dédramatiser les choses et de faire un peu d’autodérision. A mon avis, c’est d’ailleurs le premier travail à réaliser par un thérapeute ou une personne qui veut trouver des solutions à son bégaiement : déculpabiliser (personne n’est responsable) et créer un environnement positif. A partir de là, les conditions sont réunies pour aller de l’avant. Quand une personne commence à être capable de faire de l’humour sur son bégaiement, c’est que les choses sont en bonne voie. Cette volonté d’optimisme se retrouve aussi dans le contenu : je veux montrer qu’il existe des solutions et que des personnes réussissent à surmonter ou apprivoiser leur bégaiement. Rien ne m’énerve plus que des affirmations fatalistes telles que « on reste bègue toute sa vie » ou « il y a autant de bégaiements que de personnes qui bégaient ». A part décourager toute initiative et vous garder la tête sous l’eau, je ne vois pas ce que cela apporte… Et surtout je pense sincèrement que c’est totalement faux !
Je propose aussi une section téléchargement où les lecteurs peuvent télécharger gratuitement des livres d’auto-thérapie. Je me suis même lancé dans l’édition de « vrais » livres ! Un pour les enfants qui bégaient  (Des fois, je bégaie de Eelco de Geus) et un qui sort début mai à destination des adultes, écrit par 28 spécialistes de la parole qui ont eux-mêmes bégayé : « Conseils pour ceux qui bégaient ». Comme quoi le bégaiement mène à tout !


3 – Ton article « les orthophonistes sont-elles nulles » est resté assez longtemps dans la liste des messages les plus lus... comment est venue l'idée de cet article ?

J’avais commencé à écrire un article sur l’orthophonie, mon expérience de patient, les études nécessaires et le contenu des séances… Je l’avais mis de côté parce que je le trouvais un peu plat. Il me manquait un angle d’attaque…

Au départ, je n’avais d’ailleurs pas spécialement envie de défendre les orthophonistes mais deux choses m’ont incité à le faire. Tout d’abord, les commentaires assassins laissés sur Internet par certains déçus de l’orthophonie ou promoteurs d’autres solutions. De manière générale, je suis agacé par cette propension qu’ont certains acteurs du monde du bégaiement à débiner ce que font les autres. Il y a déjà peu de gens qui s’y intéressent alors si en plus c’est pour se tirer dans les pattes…

Ca m’agaçait d’autant plus que, depuis quelques mois, j’avais eu la chance, grâce au blog, de faire connaissance virtuellement ou réellement avec des orthos spécialisées dans le bégaiement. Et, je le dis sincèrement, je les trouvais toutes plus formidables les unes que les autres ! Elles ne sont pas très nombreuses mais hyper actives ! C’est une petite tribu de passionnées à l’enthousiasme communicatif. A Montpellier, j’ai rencontré Jacqueline Bru, représentante APB, qui organise des séances de groupes pour enfants, adolescents mais aussi parents. Les résultats sont réels, une de ses patientes prépare même le concours à l’école d’Ortho. J’ai fait aussi la connaissance de Sylvie Brignone et vu son film, « Image de soi, regard de l’autre », un documentaire très touchant sur les personnes qui bégaient et leur famille. J’ai croisé dans une réunion d’information les représentantes d’Ortho Faso et de l’association Perle qui animent des stages au Burkina Faso et au Maroc. Je suis aussi en contact avec Véronique Stuyvaert, qui anime l’APB Belgique, ou encore Christine Tournier-Badré sur Lille. Toutes font preuve d’enthousiasme mais aussi de simplicité, d’humilité et d’un réel désir d’ouverture et de collaboration avec les personnes qui bégaient. Ma rencontre avec Véronique Aumont-Boucand en est la parfaite illustration. J’étais de passage à Paris et, en sortant de ma réunion, je me suis dit que je pourrais essayer de la rencontrer. J’ai pris mon téléphone et appelé son cabinet. Il était tard, elle avait donné un cours au DU qu’elle anime à Paris V, était repassée à son cabinet pour ses consultations et s’apprêtait à partir. Je ne l’avais jamais rencontrée et on avait juste échangé 1 ou 2 fois par mail. Elle aurait pu trouver une excuse polie pour ne pas me recevoir. Au contraire, elle a accepté et attendu que j’arrive. On a parlé durant une heure à bâtons rompus et j’en garde vraiment un très bon souvenir.

J’ai donc repris l’article pour faire partager mon expérience. Pour la petite histoire, j’ai longtemps hésité à utiliser ce titre un peu provocateur. Et finalement, je me suis posé la question : "qui est-ce que je veux convaincre ?" Pas les orthos, qui savent bien qu'elles ne sont pas nulles. J  Pas non plus les gens qui sont satisfaits de leurs soins. Non, je veux m'adresser à ceux qui se fondent sur leur unique expérience malheureuse ou sur ce qu’ils lisent ou entendent sur les orthos. Est-ce qu'ils allaient lire mon article si je titrais "les orthos sont formidables" ? Sûrement pas… Au final, ça a été bien compris par les orthos. Il y en a juste une qui m'a gentiment grondé en me disant : "j'envoie des patients sur votre blog et la première chose sur laquelle ils tombent c'est "les orthophonistes sont-elles nulles ?»

Je crois qu’il y avait un vrai malaise chez certaines d’entre elles, un ras-le-bol d’être stigmatisées… Certaines m’ont même écrit pour me remercier. C’est d’ailleurs grâce à cet article que nous avons fait connaissance et que j’ai découvert l’excellent, le décapant, le pertinent blog Elsass Ortho.
Je pense que l’article a été bien perçu, c’est vrai que l’illustration du bûcher m’a un peu fait peur !! Quant au titre, c’était bien choisi, un bon coup de pied dans la fourmilière !


4 et 5 - Quand tes lecteurs ou ceux d’autres blogs ou forums parlent des orthophonistes, qu'est ce qui revient le plus souvent ?
Bah qu’elles sont nulles ! J Non, sérieusement, c’est forcément biaisé car ceux qui écrivent sont ceux qui n’ont pas encore trouvé de solution. Et fatalement, ils ont souvent déjà essayé l’orthophonie. Mais s’il faut isoler un reproche, ce serait celui-ci : « Dans son cabinet, tout allait bien mais dès que je sortais, le bégaiement revenait.» Ca va sûrement vous décevoir mais les orthos semblent avoir un magnétisme à ondes courtes : on perd le signal dès qu’on sort du cabinet ! Acquérir des techniques de fluence est bien sûr une étape nécessaire. En plus de corriger certains « mauvais » réflexes acquis, elles agissent un peu comme la plume de Dumbo : elles rassurent la personne qui bégaie. Les stages d’anciens bègues fonctionnent d’ailleurs sur le même principe. Toute la difficulté est d’oser appliquer ces techniques dans des situations stressantes pour renforcer notre confiance dans notre nouvelle capacité à communiquer… jusqu’au jour où l’on est capable de voler sans leur aide. C’est un apprentissage long et progressif, d’où la nécessité de compléter les séances individuelles par des groupes de parole, des jeux de rôle et des exercices « sur le terrain ». Je conviens que ce n’est pas toujours facile à mettre en œuvre mais certaines orthos le font.

6-  Quelles sont les choses positives qui reviennent ?
Apparemment, vous ne recourez que très rarement aux châtiments corporels et ça, c’est plutôt bien perçu.
Comme quoi, la formation initiale a vraiment progressé !!! J)


7 – Et enfin, y aurait il une prise en charge idéale ?

Pour les enfants, il est maintenant reconnu que plus la prise en charge est précoce, mieux c’est.
 Bien !! Nous sommes tous d’accord
Quelques séances peuvent s’avérer suffisantes pour éliminer le bégaiement.

Pour les personnes chez qui le bégaiement a eu le temps de s’installer, ce sera forcément plus long et complexe. Et ça, il faut que le patient en soit conscient. Et les pubs ou reportages sur les stages qui « guérissent du bégaiement en 1 semaine » n’aident pas à intégrer cette donnée. Guérir du bégaiement, c’est un parcours personnel long mais enrichissant.

Comme je l’ai déjà dit, il faut compléter les séances individuelles par un travail en groupe et des mises en situation. L’implication du patient et sa capacité à se fixer ses propres objectifs de progrès sont bien sûr essentielles. Votre rôle est difficile car il faut accompagner tout en laissant le patient se prendre en main et construire son propre plan d’action. C’est un peu comme au tennis : si vous ne prenez qu’une heure de cours par semaine, ne jouez que contre votre prof et ne faites jamais de match, vous allez sûrement faire des belles balles à l’entraînement mais vous prendre une bonne rouste lors de votre première confrontation !

Il faut donc compléter les séances individuelles par des exercices en groupe qui permettent de parler avec d’autres partenaires et surtout sous le regard des autres. Le groupe permet aussi d’être plus fort et d’oser faire certaines choses. A Montpellier par exemple, des ados suivis par Jacqueline Bru sont allés présenter la météo sur France 3. Je vous laisse imaginer la confiance que cela leur a donnée !
Génial !!

Les séances de groupe ont aussi une autre vertu. Elles vous permettent de voir qu’il y a des gens très bien qui bégaient ! Tout à coup vous n’êtes plus seul au monde, vous n’êtes plus cet alien au milieu d’une famille et de camarades d’école « normaux ». J’écoutais hier l’interview radio de Morgane, une jeune suissesse. Elle expliquait justement qu’elle s’était longtemps dit : « Pourquoi je bégaie et pas lui ou elle ? Pour moi, je n’étais pas normale, j’étais celle qui ne devait pas être là. J’étais la honte de tout le monde, la créature la plus horrible qui puisse exister au monde ! » Pas étonnant donc que le premier cri du cœur sur les forums soit souvent : « enfin des gens qui me comprennent ! ». C’est un soulagement incroyable de voir qu’on n’est pas seul et qu’on peut échanger avec des personnes qui vivent la même chose que vous. J’ai lu quelque part qu’il faudrait que tout enfant qui bégaie connaisse un autre enfant dans le même cas mais aussi un adulte qui renvoie une image positive, qui a une vie épanouie, avec ou sans son bégaiement…

Depuis quelque temps, certaines orthos recourent aussi aux thérapies comportementales et cognitives. Les personnes qui bégaient se sont construites autour du bégaiement, ont accumulé des peurs et des croyances qui les amènent à éviter les situations de parole, à se sentir constamment jugées, à se croire incapables de communiquer, à être submergées par des crises d’angoisse voire de panique. C’est un véritable syndrome d’enfermement et il faut faire éclater cette gangue de peurs.

Grâce à ces  Thérapies Comportementales et Cognitives, [TCC] le thérapeute va permettre à la personne qui bégaie de travailler sur ses peurs, ses évitements et restaurer peu à peu sa confiance en ses capacités à communiquer et à progresser.

Il est aussi essentiel d’associer la fratrie, les parents et les grands-parents. Le bégaiement est souvent tabou dans les familles, on n’ose pas aborder franchement le sujet, ce qui renforce le sentiment de honte et de culpabilité. Parler est un soulagement et permet aussi aux proches de comprendre la complexité du bégaiement et de mieux accompagner la personne qui en souffre, sans jugement. Organiser des réunions entre familles est une excellente chose. J’ai eu la chance d’être invité comme témoin à une réunion de ce type sur Montpellier : c’était très émouvant et très riche. Mais qu’est-ce qu’il y a comme culpabilité et souffrance : il faut vraiment faire sortir tout cela !
La mise en place d’une thérapie systémique peut être un moyen de sortir de tout cela, il me semble, on prend ainsi  en charge la famille et non juste une personne porteuse d’un symptôme et/ou trouble

Alzheimer - en échos du forum du journal "Libération"

 

Alzheimer et la volonté de «ne pas vivre sans avoir toute sa tête

Par ERIC FAVEREAU
C’était ce week-end à Rennes, lors du Forum de Libération. Olivier Saint-Jean, chef de service de gériatrie à l’hôpital européen Georges-Pompidou, à Paris, s’interrogeait sur la question du respect, due à une personne âgée qui n’a plus toute sa tête. Respecter certes, mais qui ? Quand ? Et surtout respecter quelle personne, celle d’aujourd’hui ou celle d’hier ?
Et ce gériatre raconte une histoire : «C’est une femme qui nous avait toujours dit qu’elle ne voulait pour rien au monde vivre si elle perdait la tête. Elle nous l’avait dit avec insistance. Je l’ai revue. Elle était alors atteinte très lourdement de la maladie d’Alzheimer. Elle ne se souvenait plus de rien. Je la vois dans un atelier peinture, comme il y en a tant dans les maisons de retraite. Ces ateliers peuvent paraître toujours un rien grotesques. On lui prenait les doigts, on les mettait dans de la peinture, et après elle dessinait sur une feuille. Mais voilà, elle était heureuse, elle souriait comme tout.»
Qu’en déduire ? Une vie chasserait l’autre… «D’ailleurs, ajoute ce professeur de gériatrie, d’ordinaire plutôt pessimiste,je suis agacé par le catastrophisme autour de la maladie d’Alzheimer. Et nous, gériatres, nous en sommes un peu responsables. Nous l’avons toujours présentée comme un drame et une douleur absolue. Or, on le voit, ce n’est pas toujours le cas. Ce sont des petites démences, gentilles, qui vous accompagnent doucement en fin de vie.» Certes, mais dans son histoire, que faire, qui respecter ? Ecouter cette vieille dame qui a l’air toute heureuse en train de patauger dans sa peinture, ou bien respecter plutôt la volonté d’hier de cette personne quand elle avait toute sa tête. «A priori, explique Olivier Saint-Jean, moi je retiendrais plutôt ce qui fait sens aujourd’hui pour la nouvelle tête qui sourit.»

Interrogation sans bonne réponse. N’est-ce pas trahir la parole d’une personne que d’oublier les promesses du passé ? C’était l’avis de Martin Hirsch, dans le public. «Cela peut être aussi une position que l’on a face à la vie : ne pas vouloir vivre sans avoir toute sa tête. Et de ce fait, on écrit des directives anticipées. De quel droit ne plus les suivre?» Les deux attitudes se tiennent : privilégier les souhaits d’hier ou ne retenir que la volonté apparente d’aujourd’hui.
Autre exemple, ce vieux monsieur qui a toujours exprimé une énorme angoisse à l’idée d’avoir la maladie d’Alzheimer. Lorsqu’il l’a développée, il avait changé profondément, devenant souriant, en tout cas ne souhaitant pas du tout mourir. Se posait alors la question de lui changer la pile de son pacemaker. Que faire ? La changer car il semble aujourd’hui heureux de vivre ? Mais la changer n’est-ce pas de l’acharnement thérapeutique ?

9 avril 2011

Action de Prévention Primaire - Infolangage

affiche du site infolangage offerte avec votre magazine "l'orthophoniste" N°308

Une action de prévention pour tous les orthophonistes !! 
Une affiche - offerte - qui arrive directement dans votre boite aux lettres, quelques punaises, et voilà, c'est fait!

Soyez les bienvenus - www.infolangage.org

"Le Cygne, rue Edouard Richard, COLMAR
La prochaine réunion du Cygne aura lieu 
le jeudi 14 avril 2011
à COLMAR,  restaurant le Cygne , rue Edouard Richard
Thème de la soirée":présentation du site www.info-langage.org" outil de prévention des troubles du langage et de lutte contre l'illettrisme .
Vous êtes les bienvenus !

8 avril 2011

Journée d'Orthophonie de Strasbourg, c'est le 17 juin

Le Syndicat Régional des Orthophonistes d'Alsace, vous invite à sa traditionnelle "Journée d'Orthophonie", qui se tiendra non moins traditionnellement le 3ème Vendredi de Juin.
Le vendredi 17 Juin 2011 , au forum de la Faculté de Médecine de Strasbourg, se tiendra la 18ème (ben oui), journée!!
Au programme : la Prise en Charge du tout-petit: bégaiement, TED, trisomie 21, enfant sourd, enfant sans langage..... sans oublier le volet prévention!!
Cette journée, outre la qualité des interventions, représente un moment privilégié d'échanges entre collègues. Vous pouvez y rencontrer vos représentants syndicaux et poser vos questions sur l'exercice professionnel.
Le matériel n'est pas oublié avec les stands dédiés, le matériel ortho-édition entre autres avec une remise de 20% sur la commande réglée le jour-même.
Enfin, je vous rappelle que cette journée est offerte aux orthophonistes syndiqués. Pour adhérer à la FNO, je vous propose d'imprimer votre bulletin d'adhésion

6 avril 2011

Enfants hyperactifs : le méthylphénidate seulement en dernier recours

Lu sur le site "prescrire"

Du fait de ses effets indésirables graves, voire mortels, le méthylphénidate (Ritaline° ou autre) est un traitement symptomatique de dernier recours.

Chez les enfants atteints d'hyperactivité avec déficit de l'attention, le traitement des enfants dont le comportement a des conséquences sociales, scolaires et familiales préoccupantes passe d’abord par une prise en charge pluridisciplinaire, associant suivi psychologique, éducatif et éventuellement social.
Quand celle-ci est insuffisante, le méthylphénidate est un recours exceptionnel chez des enfants très perturbés. Son efficacité est modeste.
Le méthylphénidate est un médicament de la famille des amphétamines, dont il partage les effets indésirables, parfois graves (cardiovasculaires, psychiatriques et cérébrovasculaires), voire mortels. De plus, il entraîne des retards de croissance jusqu’à 1,5 cm par an.
La vigilance est de mise devant le risque de dérapage de prescription de méthylphénidate chez des enfants seulement turbulents. Le nombre de remboursements de ces traitements est en augmentation croissante, ce qui n’est pas du tout rassurant.

4 avril 2011

FORMATION INITIALE : UNE PREMIERE VICTOIRE VERS LE MASTER !






Cher(e)s ami(e)s,

La Fédération Nationale des Orthophonistes se bat depuis des années pour une reconnaissance de notre formation initiale à son juste niveau, se bat pour une refonte de notre cursus dans la nouvelle structuration universitaire. La FNO n’a eu de cesse de défendre un niveau de reconnaissance unique pour tous les orthophonistes, le master.

Aujourd’hui, l’engagement de la FNO a porté ses fruits :
A la lecture et à l’analyse du référentiel « compétences », au vu des travaux en cours sur le référentiel « formation », les représentants du ministère de l’Enseignement Supérieur ont conclu à l’éligibilité de notre formation au grade de master et proposeront la reconnaissance du diplôme d’orthophoniste au ministère de la Santé au niveau du master !

Aujourd’hui, la proposition du ministère de l’Enseignement Supérieur au ministère de la Santé est une reconnaissance, une première victoire qui ne demande plus qu’à être confirmée!

Plus que jamais la Fédération Nationale des Orthophonistes a besoin de vous !

Plus que jamais nos instances doivent prendre conscience que la reconnaissance du diplôme d’orthophoniste au niveau du master est un enjeu majeur de la profession et une volonté unanime pour que l’orthophonie du 21ème siècle continue à répondre aux évolutions de la Science, aux exigences de qualité en réponse aux besoins de santé publique, pour assurer les meilleurs soins à nos patients !

2 avril 2011

2 AVRIL 2011 : Journée Mondiale de sensibilisation à l'Autisme


 Aujourd'hui, journée mondiale de sensibilisation à l'Autisme.  Le taux de prévalence est de 1 pour 166 - rapport à lire ICI
Prévenir, Evaluer, Prendre en charge
Triade de l'orthophoniste qui peut donc, selon la nomenclature générales des actes prendre en charge les patients présentant des Troubles Envahissants du Développement.

Combien d'entre nous le font, se sentent "compétents" à le faire? Combien d'entre nous veulent se former?
Et vers quelles formations se tourner?

L'explosion d'internet, des forums, des sites a modifié la donne quant à notre exercice professionnel et notre rapport aux parents: dès la demande de rendez-vous de bilan, on peut entendre "êtes vous formés PECS, ABA?"avant même que nous n'ayons reçu l'enfant et sa famille.

Comment nous positionner face à ces demandes? Comment garder cette complémentarité qui fait le succès de la prise en charge orthophonique face à un parent "expert"?

Je lis trop de témoignages sur les différents forums dédiés à l'autisme , un exemple ici, 
de parents qui de se demandent l'utilité de la prise en charge orthophonique pour un enfant non verbal et/ou trouver un professionnel pour une prise en charge.
En Alsace, vous avez dû recevoir par la liste de diffusion du SROAL, un questionnaire du CRA , qui par sa proposition de "stammtisch" semble pouvoir répondre à ces questions.

Enfin, soulignons l'ouverture d'une école pour autistes au Cameroun, 
information transmise par notre collègue Christiane Angelmann.







Lettre de l'INPES

La lettre de l'INPES est là!!
bonne lecture

1 avril 2011

La vie entre les mots



 
L'association APEDA 67 vous invite cordialement à ouvrir les rideaux et assister à une représentation théâtrale : 
"La vie entre les mots" 
pièce écrite par Benjamin, jeune dyslexique
interprétée par la compagnie des DYS

Suivie d'un débat et la présence de jeunes adultes DYS...

   Cette représentation aura lieu le 
15 AVRIL 2011 
Salle Milius
Salle des fêtes municipale d'ILLKIRCH, 
158 Route de Lyon
merci de confirmer votre présence, soit par mail : apeda67@gmail.com (indiquer votre NOM- Prénom, adresse mail,et le nombre de participants)

28 mars 2011

Séminaire Syndical Dourdan 2011


Dourdan 25 & 26 Mars 2011 - Séminaire de formation "made in FNO". 

- "C'est où Dourdan?" - avant même de connaitre de contenu de ce séminaire, nombre d'entre nous se sont demandé comment ils allaient pouvoir rejoindre Dourdan, riante bourgade de L'Essonne....

 Gisèle Stein, Magali Dussourd- Deparis et moi -même y avons participé, Magali et moi animions un atelier "Informatique". 
Mes oreilles trainant à bon escient dans les couloirs, je sais aussi que les autres ateliers ont  été appréciés. Je connais même une stagiaire qui a assisté 5 fois à l'atelier "juridique" tant elle y trouvait son compte.

Michel Barbier - rédacteur en chef du site fno et du mensuel l'Orthophoniste, et Magali Dussourd -Deparis chargée de mission illettrisme à la FNO, ont animé l'atelier informatique à savoir:
comment se servir du site, remplir la page régionale & utiliser le site infolangage
Quant à moi, Cécile Corallini, blogueuse, j'animais la partie de l'atelier consacrée à la création d'un blog et des armoires virtuelles entre autres!!

je profite donc de ce message pour remercier les organisateurs du stage et en particulier Frédérique Schneider et remercier tous les stagiaires pour leurs questions!
Et pour répondre à une des questions les plus souvent posées, à savoir :
" Mais combien de temps çà te prend le blog ?",
 ( variantes avec accents!!!), 

je réponds:

                        "je n'en sais encore rien!!!" mais sans ce blog, je n'aurais pu vous parler de ce stage, qui, lui aussi fait partie des actes syndicaux!

Qui se "prend la tête" sur les mises en page qui sautent?




27 mars 2011

Aide aux aidants - pièce de théâtre - Strasbourg - 29 MARS 2011

Une pièce de théâtre "Griottes et coccinelles" par la compagnie des Oliviers est proposée MARDI 29 MARS de 14H à 16H, à Neudorf, Strasbourg, au centre culturel Marcel Marceau, dans le cadre de l'aide aux aidants familiaux.

Les associations Alsace Alzheimer et France Parkinson présenteront leurs actions menées dans le cadre de l'aide à l'aidant.

Entrée libre et gratuite - 03 88 60 96 66


Concernant les orthophonistes, n'hésitez pas à télécharger nos affiches , (cf post précédent)

24 mars 2011

Retour sur la 3ème journée professionnelle du SROAL




 Lundi 21 Mars 2011, le Syndicat Régional des Orthophonistes d'Alsace a invité ses adhérents à participer à la  journée professionnelle ( 3ème du nom).
Au programme de cette journée:
             - une séance plénière avec comme thème "la maltraitance, le secret médical", animée par Mme Bigot, présidente de l'association Thémis et Mme Lorang, juriste de l'association. Des réponses concrètes à nos questions du type: "que faire?, comment faire?, qui prévenir?". Ensuite, Patrick Pérignon, orthophoniste, vice-président chargée de l'exercice libéral à la FNO, nous a rappelé les conséquences de la mise en place des ARS et URPS, ainsi que les actions de la FNO pour la revalorisation de l'AMO.
Pause déjeuner entre collègues
- l'après midi se sont succédé différents ateliers: exercice salarié animé par Eliane Raeth et l'atelier AGAO animé par Véronique Bernard.

Atelier "AGAO" pour les étudiants !! vive le début d'exercice!! 
Nous avons aussi proposé un stand "ortho édition" - succès assuré!!


Merci à tous les participants à cette journée. Nous vous donnons rendez vous en JUIN pour notre tradionnelle "journée d'orthophonie" , le vendredi 17 Juin 2011. A vos agendas!!

22 mars 2011

Synthèse de la JNA 2011

Vous pouvez lire ici la synthèse de la JNA 2011, disponible sur leur site
 Cette année encore, la JNA a fédéré de nombreux acteurs de l'audition à travers toute la France. Une mobilisation qui confirme le succès allant crescendo de cet événement : 1 368 audioprothésistes, 81 ORL et 129 associations ont participé cette année à cette journée d’information, de sensibilisation et de prévention, et ce dans plus de 900 villes françaises… Des chiffres en légère augmentation par rapport à l’édition précédente. Depuis 14 ans, la Journée nationale de l’audition s'impose comme une grande campagne de santé publique fédérant l'ensemble des acteurs de la filière de l'audition, avec aussi, les orthophonistes, les médecines du Travail, villes et collectivités, CRIJ, services de médecine préventive des écoles, Lycées, collèges et Universités, institutions de retraite, mutuelles de prévoyance et de santé, etc.  À cette occasion, différentes animations ont été mises en place à travers la France : tests de l’audition, actions culturelles, conférences, expositions et concerts pédagogiques. Objectif : mieux appréhender les mécanismes de l’oreille, les préserver et connaître les risques que l’on peut encourir dans certaines situations. L'an passé, la campagne a permis d’accueillir et d’informer près de 200 000 personnes.
La JNA a également poursuivi son ouverture sur l’étranger, initiée l’an dernier en Suisse et à Monaco, et qui s’est élargie cette année à la Belgique, la Thaïlande et à l’île Maurice.
Les médias ont relayé l’événement en nombre, que ce soit la presse écrite, la radio ou la télévision, autour de la thématique “Les nuisances sonores et la gêne auditive”. En amont, une enquête nationale a été réalisée par l’institut de sondage et d’étude Ipsos, auprès d’un échantillon de 992 individus âgés de 20 ans et plus, représentatif de la population de l’Hexagone. 
Rendez-vous est d'ores et déjà donné par l’association JNA pour sa 15e édition qui se tiendra le jeudi 8 mars 2012.

18 mars 2011

Formation des aidants familiaux et professionnels de patients aphasiques


 Vous suivez en consultation des patients aphasiques 
Nous avons besoin de vous pour leur transmettre l'information suivante:     La FNO, la SFP ( Société Française de Psychologie) et la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie) organisent des formations à destination des aidants familiaux et professionnels des patients aphasiques.     
Nous vous joignons une affiche et un dépliant de présentation pour chaque formation, avec les dates et les contenus.      
Nous comptons sur vous pour les sensibiliser et restons à votre disposition pour vous renseigner.

13 mars 2011

Journée Nationale de l'audition 2011: Plein les oreilles!!

Photo envoyée à la JNA pour illustrer notre Action
Ingrédients pour la réussite d'une action de Prévention:
de l'énergie, de la persévérance, un grain de culot, une pincée de chance, du temps... bref, une espèce de mélange (d)étonnant qui nous amène à réaliser de belles actions.
                  La JNA de cette année en est une fois de plus l'illustration:
les étudiantes de l'association METAFOR  [école d'orthophonie de Strasbourg] désiraient réaliser une action de prévention des risques auditifs en offrant des bouchons d'oreille aux spectateurs d'un concert. OPAL pouvait leur apporter un soutien logistique et une couverture presse.

La Laiterie, ouverture des portes: c'est parti!!!!!!!
Les étudiantes ont réussi à convaincre le directeur de la laiterie ( salle de concert indépendante de Strasbourg), de l'utilité de notre action et nous avons été autorisées à occuper l'entrée de la salle avant le concert des Fatals Picards ( oui, vous aurez du son, c'est en fin de billet)!!
Cécile en pleine opération de Prévention!! 
L'opération est simple: il s'agit d'offrir des bouchons d'oreille en informant les spectateurs des dangers de l'écoute du son à 110db dans un concert. Dans le même temps, il s'agissait aussi de promouvoir "l'orthophonie à tous les âges de la vie " et notamment la prise en charge de la presbyacousie dans nos cabinets.
Des échanges de courriels entre l'association et la JNA nous ont permis d'obtenir un partenariat avec SPERIAN qui nous a offert les bouchons d'oreille.
Oui, c'est un bouchon d'oreille et oui par paire, c'est mieux!

Ensuite de nombreux courriels en insistants messages laissés sur les répondeurs, nous avons obtenu la couverture presse régionale!
Mise en abîmes: filmons la presse qui nous filme: merci France  3 Alsace
Quitte à faire de la Prévention, autant que çà se sache!! La première démarche restant de contacter! l presse!! Tâche ardue s'il en est qui pourrait faire l'objet d'un billet de blog. Après, ce qu'en retiennent les journalistes est une toute autre histoire.
Pour cette action, nous avons bénéficié d'une annonce dans l'édition locale du journal gratuit "20 Minutes" , d'une interview sur France bleu Alsace et d'un reportage sur France 3 Alsace .

Voici donc un bel exemple de coopération entre étudiantes et professionels, qui nous a permis de réaliser une très belle action.
Merci donc à toutes les étudiantes de METAFOR!
Melody, présidente de METAFOR, Oui, c'est fait!!


Que dire d'autre?
Ah ben oui: Adhérez à OPAL pour participer à nos actions et/ou nous soutenir dans nos démarches de prévention et inscrivez-vous à la journée professionnelle du 21 Mars à Strasbourg où nous pourrons parler de ces opérations de vive voix!

et pour finir
le son!!! sans bouchons!!